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 Printemps dramatique.

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MessageSujet: Printemps dramatique.   Printemps dramatique. Okh1Ven 21 Aoû 2020 - 17:09

Si je vous rédige ce constat, c'est pour vous informer d'une bien malheureuse nouvelle. Ces évènement fâcheux et douloureux sont plus qu'affligeant. L'affliction, cette douleur profonde n'est pas moindre. Mais elle est davantage endolorie lorsque l'on y assiste. Comme les plus sensibles l'auront sans doute perçu, je vais vous annoncer un sort funeste, autrement dit un décès. L'implicite trépas sous-entend la disparition d'un être. Cette personne n'occupait pas une place moindre dans nos coeurs, ni dans notre famille mafieuse. En effet, l'affection caractérisée que nous offrait cette dame était proportionelle au grade qu'elle occupait à la Sacra Corona Unita. Dans la famille, la présence d'une femme est très importante, de tout point de vue. C'est donc aujourd'hui une double déception suite à la perte de notre chère gouvernante, qui fut de tout temps une sévère souveraine, mais aussi une adorable nourrice. Comme vous l'aurez sans doute compris, j'ai nommé la défunte dame Caroline. Laissez-moi vous décrire les circonstances de ce drame, qui a su me propulser au premier plan d'une macabre découverte dans la matinée.

En cette belle journée de printemps, saison des giboulées, magnifique journée ensoleillée, l'homme se prête à la nature. Le bruit du vent dans les arbres, les bourdonnements des abeilles, cette sensation de sécurité et d'humilité vis-à-vis de notre mère nature... Tous les éléments étaient présent pour que l'on assiste à une journée sans pareil. Dans cette belle région qu'est Naples, nous avons pû assister à une matinée exceptionelle. Dès le réveil, le Capo Caroline se dirigea instinctivement vers la fenêtre donnant sur l'arrière cour du château de vacance de la Sacra Corona Unita. Je la vis s'arrêter pour contempler la jardin avec joie. Je me rendis rapidemment compte de son étrange attitude, je la regardai sous un nouveau jour. Quelque chose était différent de ses habitudes, et j'en étais certain. Aujourd'hui, nous allions fêter en toute discrétion mes dix-sept ans de bons et loyaux services auprès de mon eternelle baronne. Si ce n'était que ça. Dans une plus grande intimité, l'objet de la fête était complétement différent. En effet, tous les membres de la Sacra Corona Unita étaient conviés pour ce repas, qui avait pour but de célebrer les soixante-quinze ans de notre belle famille. J'indiquai à notre dame d'honneur les dernières recommandations, et je l'informai des préparatifs. Sans l'handicap majeur de la fête, celle-ci aurait été fabuleuse. Les invités devaient être présents ce soir, à dix-huit heures, heure local. Il était à présent midi. Sous mes ordres, les servantes et les hommes de main préparaient le repas, les costumes et s'occuper de tous les autres préparatifs nécessaires au bon déroulement de la fête. Nous étions bien tenus au courant de la présence de la Camorra, famille mafieuse rivale dans la région de Naples. Un pact ayant été conclu la veille nous autorisait à séjourner dans notre manoir de vacance. Tout devait se dérouler à merveille, et ravir les invités. Au millieu de l'après-midi, dans les environs de quinze heures, le Capo Caroline était sur le point de conclure un récit épique retrassant toute sa carrière mafieuse ; ce genre de rapport avait été ordonné par les plus hauts dirigeants de la mafia. J'épaulais notre gente dame d'un oeil attentif, j'admirais son travail avec intrigue et passion. Au moment tant attendu, à l'instant où elle allait conclure sa longue biographie et inscrire le nom qui faisait objet de sa rédaction, l'apellation réelle d'un membre très haut-gradé d'une mafia rivale, j'entendis un bruit sourd.

"Pfttttttt ."

Je me tournai avec vivacité, et j'aperçu un homme tout vétu d'un noir intense et d'une cagoule avec un large fusil sur le toit de la villa voisine. Je n'eus pas le temps de me représenter la scène, que j'entendis un énorme fracas, c'était la vitre de la chambre du Capo Caroline qui venait de se briser...

"Packkkkk ."

Ma première réaction, sous la pression qu'engage la fidélité envers mes supérieurs fût de m'interposer entre la balle et ma maîtresse. Mais, au dernier moment, en serrant les dents et en croisant les doigts, une lueure de crainte me fit déguerpir! Par je ne sais quel sentiment indéfinissable, je sautai au sol en laissant ma malheureuse souveraine en proie à l'impact! L'irréfutable moment arriva, sous mon oeil alerte, sous mes larmes, j'essayai de crier et d'avertir la dame, mais je restai figé de peur. Je perçu la scène au ralenti, analysant chaque moment pendant un temps qui me sembla une eternité... Mais la déception fût grande en moi, je ne pouvais pas parler, bouger, ni m'interposer... Et le facheux moment arriva!

"Pwouffff ."

La rafale, constituée de plusieurs balles venait d'heurter sa proie sous mon impuissance. Je me mis à trembler de tous mes membres, mes yeux brillaient, mes pupilles se dillataient, je ne pouvais rien faire. La baronne s'éfondra sur le sol de sa chambre. A ce moment, je poussai un cri sans pareil, avec une force inouïe :

"Nàààààààn !"

Je me dressai, me dirigeai vers ma souveraine, et constatai avec désespoir et affligeance ce dont je me doutai : elle ne respirait plus. Dans l'élan, je saisis le téléphone de salon et consultai le répertoire du château. Les contacts étaient nombreux, j'apellai le premier venue : c'était le Consiglière Ghys. Quand je perçu sa voix, je me mis à trembler de tous mes membres. Ce moment de stresse fût le plus intense de mon existance, par le décès de ma maîtresse et par mon interlocuteur, puisqu'en effet un homme de main de mon grade n'avait pas le droit de contacter un membre du Grand Conseil. Je pris mon courage à deux mains et parlai d'une voix tremblante, sous la pression ma george devint serrée. Je vous épargne les détails, je me ridiculiserai plutôt qu'autre chose. J'expliquai avec peine la situation à mon supérieur hiérarchique.

Quelques minutes passèrent, mais me semblèrent interminablements longues avant que les membres de la Sacra Corona Unita arrivèrent tous ensembles. Cette journée fût la plus frustrante que je connu. Cette fête aurait dû être d'anthologie et marquer les esprits, et bien la volonté déchue de notre baronne fût exocée. Jamais, nous n'oublierons notre Capo. Cette dame si douce, si bienveillante, était dôtée d'une gaïtée sans pareil. Elle vivait sans difficultés, sans se priver, elle menait une belle vie digne d'un Capo. Elle a sû être la personnification, l'apogée de la générosité, à tel point qu'elle considérait presque ses serviteurs comme des semblables. Les relations qu'elle entretenait avec ces-derniers reflétaient son attachement à la vie.

Les derniers voeux de notre défunte

Désormais, le fait de donner une anecdote, de parler ou de raconter le contenu de cette journée me dégoute et m'attriste. J'espère que ce que je qualiferais de "lâcheté" ne sera pas sanctionné par mes supérieurs. Je souhaiterais à présent, au nom de notre défunte dame, annihiler de nos esprits tous souvenirs de cette journée, mais laisser à notre dame d'honneur une place dans nos coeurs encore plus importante que précedemment.

Ses derniers voeux ont fait que son inhumation se déroulera dans la région des Pouilles, près du Grand Manoir de la Sacra Corona Unita.

Soyons courageux et digne de notre souveraine.

Nyt0 07/06/08
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