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 L'origine de nos 3 famille #1 Falcone

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MessageSujet: L'origine de nos 3 famille #1 Falcone   L'origine de nos 3 famille #1 Falcone Okh1Lun 17 Aoû 2020 - 18:54

L'origine de Nos 3 Famille(Falcone)

Giovanni Falcone
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Le 18 mai 1939, Luisa Bentivegna met au monde Giovanni Falcone. Il est issu d’une famille bourgeoise, son père travaille dans un laboratoire chimique de la province de Palerme et sa mère instruit le jeune Giovanni à la religion catholique de laquelle il a gardé une profonde foi.
Durant son enfance, il habite au centre de Palerme et assiste quotidiennement à la violence de la pègre sicilienne Cosa Nostra perpétrée dans les rues. Imprégné de cette criminalité omniprésente, Giovanni va devenir à l’âge adulte une véritable entrave pour la société mafieuse.
Pendant son adolescence, il s’intéresse au canotage, à la médecine et au droit. Lors du choix de ses études supérieures, il élimine la médecine et s’inscrit à l’école navale de Livourne ainsi qu’à la faculté de droit de Palerme. Trop loin de chez lui, il exclut finalement l’école navale et étudie à la faculté de droit à Palerme.
En 1964, à la fin de ses études, il est engagé comme substitut du ministère public à Trapani. Par la suite, il est reconnu pour son obstination à résoudre les problèmes.
En 1978, il est embauché au tribunal civil de Palerme. Après s’être occupé de plusieurs affaires mafieuses, il s'intéresse de très près à Cosa Nostra et cesse de s’occuper des affaires civiles de Palerme.
En 1979, il est ainsi muté aux affaires pénales et occupera le poste de juge d’instruction à Palerme. Dans le palais de justice, il entreprend « sa guerre contre la mafia » pendant laquelle il sera escorté et protégé durant plus de onze ans. Il faut savoir que lorsqu’une personne se met en travers de l’organisation Cosa Nostra, elle viole les lois de la mafia sicilienne et ce qui peut engendrer des conséquences personnelles parfois dramatiques. Durant ces années de travail au ministère, il apprend à connaître et à comprendre tous les fonctionnements de Cosa Nostra.
Falcone devient un juge exemplaire et veut que les institutions palermitaines soient respectées par la population, objectif très difficile à atteindre quand on sait que la Coupole se trouve à Palerme.
Au milieu des années quatre-vingts, Falcone et ses collègues magistrats vivent les belles années de la lutte antimafia avec des procès fulgurants contre des personnes importantes de Cosa Nostra.
En 1992, alors que Giovanni revient de Rome, il décède dans sa voiture qui explose sur une parcelle d'autoroute chargée d’explosifs entre l’aéroport Punta Raisi et Palerme.
Malgré sa mort, Falcone demeure en Italie une figure emblématique de la lutte antimafia.


Il y a plusieurs événements qui ont motivés le magistrat Falcone à se battre contre la mafia. Tout d'abord le massacre des sept carabiniers du quartier de Palerme de Ciaculli en 1963, la tuerie de Viale Lazio en 1969, la disparition du journaliste Mauro de Mauro en 1970 et l'assassinat du procureur de la République Scaglione. Il avait un optimisme sans faille sur l'issue finale de la bataille. Ni l'opacité d'un grand ministère, ni les logiques de la politique politicienne, ni les machiavélismes des palazzi romains n'étaient parvenus à le distraire de son idée fixe : L'Etat a les moyens de battre la mafia.
Le juge sicilien ne s'est jamais pris pour un héros. Il savait que pour engager le combat, il fallait abattre beaucoup de besogne et il était convaincu que, même à l'époque, si on avait envie de comprendre et de travailler, on en avait la possibilité.
Giovanni Falcone a fait ses premières armes à Trapani où il avait été nommé substitut du Ministère public jusqu'à la fin 1978. Il a commencé à s'imprégner de la mafia, professionnellement cette fois, à l'ocassion de l'un des grands procès de l'après-guerre : dix homicides, et toute la mafia de Marsala derrière les barreaux. Il devient juge d'instruction au tribunal de Palerme en 1979. Sa première grande enquête concerne le mafieux Spatola. Falcone fait saisir pour la première fois une série de documents bancaires et des feuilles de change. Les directeurs de banque essayent dans un premier temps de lui répondre de manière évasive. Mais cela contribua à renforcer la conviction de Falcone que la méthode traditionnelle d'enquête était dépassée. Le procès Spatola s'achève sur une sentence dure, sans précédent. La technique Falcone semble au point. C'est alors qu'il commence à recevoir des menaces, des avertissements avec une régularité d'horloge, à son nom, des cartes postales où figuraient des cercueils et des croix. Les débutants y avaient tous droit et malgré ces menaces, Falcone n'en a jamais été particulièrement troublé.
Cette plongée rapide dans Cosa Nostra a été passionnante, intense, formatrice. Sa curiosité pour la mafia qui était déjà forte, s'est accrue au cours de l'enquête. Cependant, il était difficile, depuis Marsala ou Trapani, d'avoir une vision unitaire du phénomène mafieux. Giovanni Falcone part donc pour Palerme en 1978. Il est d'abord envoyé au tribunal civil où il y restera seulement qu'une année. Il débarque enfin comme juge d'instruction dans l'équipe que dirigeait déjà le conseiller Rocco Chinnici. Il parle d'années de travail lumineuses dans ce groupe.

Autour de lui, on admirait, et quelquefois on raillait, ses inépuisables capacités de travail et son abnégation. Pendant onze ans en tout cas, il a vécu dans l'atmosphère artificielle des cours de justice, des prisons, et des bureaux surprotégés. Il ne sortait pas. Il ne voyait le soleil qu'à travers la vitre blindée de son Alfa Romeo. Devant son domicile, une guérite avec deux policiers assuraient jour et nuit sa sécurité.
Mais Giovanni Falcone était aussi un homme gai, plein d'humour et de joie de vivre; auquel sa vie difficile ne donnait ni regret, ni inquiétude, ni angoisse. Falcone déclarait à propos de la mort : « Certes, la pensée de la mort m'accompagne. Mais elle devient vite une seconde nature. Alors bien sûr, on reste en état d'alerte, on calcule, on observe, on s'organise, on évite les habitudes répétitives, on se soustrait aux rassemblements de foule, à toutes les situations de type incontrôlables. Mais on acquiert aussi une bonne dose de fatalisme, en songeant qu'on meurt de tant de choses, au fond, d'un accident de la route, de l'explosion d'un avion, d'une overdose, du cancer, et même de rien du tout ! ».
Falcone ne voulait pas d'enfants pour ne pas mettre au monde des malheureux. Il savait qu'il avait un compte ouvert avec la mafia et qu'il ne le solderait qu'après sa mort, naturelle ou non. Il ne comparait pas Cosa Nostra à une pieuvre mais à une panthère, «animal fort et féroce, vigilant et rancunier».
Le juge Falcone était le magistrat en première ligne, symbole de l'Etat-résistant en terre ennemie, acharné à défendre les droits des citoyens contre une terrible organisation criminelle, peut-être la plus terrible de tous les temps, et contraint à une guerre perpétuelle avec un Etat qui sous-évalue systématiquement les dangers du phénomène mafieux. Le juge Falcone a dû organiser lui-même les systèmes de sécurité, les escortes, les itinéraires qui doivent assurer sa protection. L'Etat ne lui a donné que peu de conseils et d'indications. Les systèmes d'alarme qui isolent son bureau au premier étage du palais de justice de Palerme ont été importés par lui des États-Unis. La guérite, munie d'un téléphone, qui surveille jour et nuit son domicile, via Notarbartolo, c'est lui qui l'a imaginée. Il ne vit plus que pour ses enquêtes. Il ne voit plus le jour qu'à travers les vitres blindées de son Alfa Roméo. De Palerme, il ne connaît plus, depuis 1980, que ses artères principales, traversées à toute allure, toutes sirènes hurlantes, avec ses deux escortes. S'il a réussi à tenir le coup devant les attaques de l'"onorata società" et les inconséquences du gouvernement, c'est à son prodigieux sens de l'organisation qu'il le doit. A sa mémoire d'éléphant. Au fait qu'il est Sicilien, Palermitain même, et qu'il a parfaitement intériorisé les comportement et les valeurs de l'humus mafieux : "C'est mon principal atout. Je me dis toujours : "et si j'étais mafieux, qu'est-ce que je ferais maintenant ?". Cet homme applique en fait à la mafia le raisonnement qui était celui de Dalla Chiesa au sujet du terrorisme : "Vivez comme des terroristes pour lutter contre eux", avait dit le général à ses hommes. "Il faut apprendre à vivre et penser comme des mafieux", dit Falcone à son tour.

De l'aveu de Tommaso Buscetta, Toto Riina a violé toutes les règles d'accession au pouvoir suprême, celui de Parrain des Parrains, tuant toutes les personnes susceptibles d'accéder à ce poste clé y compris les femmes et les enfants des autres Parrains, des autres clans pour s'assurer de l'impunité. En tuant les fils il évite d'avoir à rendre des comptes un jour ou l'autre.

Giovanni FalconeBuscetta va donner les noms, les grades, mais aussi les agissements de chacun des membres de Cosa Nostra pour la Sicile et désigne l'"animal" Toto Riina comme le Parrain des Parrains. Les confessions de Don Masino durent plusieurs semaines, Falcone l'écoute et répertorie chacune des accusations portées par Buscetta et les relie aux affaires. Falcone monte son dossier aidé par son confrère et ami le Juge Paolo Borsellino, tous deux travaillent sans compter leurs heures, Falcone se rend pratiquement chaque mois à Rome pour entendre Buscetta. Durant cette période et quelques mois avant le dépôt de l'acte d'accusation, deux des principaux collaborateurs des juges, Giuseppe Montana et Ninni Cassarà, sont abattus. Dès lors, on craint pour la vie de Falcone et de Borselino à seulement quelques jets de l'acte d'accusation, l'État italien les invitent à séjourner avec leur famille dans un pénitencier, celui de l'Ile d'Asinara au Nord de la Sardaigne.
Ils séjourneront sur l'Ile durant plusieurs semaines et comble du ridicule, l'État italien leur fit parvenir la facture pour leur séjour. Incroyable mais vrai ! Les deux juges ont mis bout-à-bout les témoignages, les faits, les accusations, mis des noms sur les crimes encore irrésolus. De ces semaines d'exil ils ressortiront avec un acte d'accusation impliquant 475 personnes du soldat au lieutenant jusqu'au sommet de la pyramide... avec Toto Riina. Tous seront arrêtés à l'exception de Riina l'"animal".
L'État Italien a été obligé pour l'occasion de construire une salle d'audience, de fait, aucun tribunal en Italie ou dans le reste du monde ne permet la comparution simultanée de 475 accusés, de leurs avocats, des témoins, des traducteurs venus des 4 coins du monde pour suivre le procès. Non seulement Borselino et Falcone ont mis la Mafia à genoux mais en plus ils ont donné une nouvelle envergure jamais atteinte par la Justice dans le domaine pénal dans le monde.

Les mafieux sont enfermés dans leurs cages et là, entre Don Masino allias Tommaso Buscetta, le témoin clé du Maxi-procès, le bruit fait place à un silence épais qui recouvre la salle, il est accompagné de son escorte, 4 policiers armés qui le protègent y compris dans la salle d'audience, la chaise ou il s'assied est elle même protégée par des vitres blindées. Il passera devant chacune des cages en dévisageant chacun des prévenus, essuiera dignement les crachas, les insultes et autres qui commencent à fuser dans la salle. Il prend place devant le président du tribunal et confirme un à un ses témoignages montrant du doigt et expliquant les agissements de chacun des accusés. Irréfutable, son témoignage pèsera lourd et mettra en lumière le système Cosa Nostra comme personne n'aurait pu l'imaginer. Falcone et Borselino explosent de joie lorsque le président prononce les verdicts. Ils ont réussi, grâce au témoignage du repenti, à mettre Cosa Nostra à genoux !
Falcone est pressenti pour le poste de procureur général de Sicile, mais aux votes de la chambre c'est le juge Meli qui sera nommé à ce poste. Ce vote douteux affaibli la position du juge et ce dernier n'est pas dupe. Falcone dira alors une phrase devenue célèbre : " il vous tue lorsque vous êtes seul, isolé... ".
Quelques semaines après sa nomination le juge Meli fera libérer plusieurs des condamnés pour, tenez vous bien, des vices de procédure. Meli est tellement influencé par la Mafia qu'il ordonne la dissolution du "Pool anti-mafia" devenu selon lui inutile et inefficace.
Falcone sait qu'il est maintenant seul avec son ami Borselino et que le temps lui est compté, il doit partir de Sicile, il fait sa demande de mutation le 30 juin 1988, les deux autres juges du Pool démissionnent en protestation au départ de Falcone qu'ils veulent tous comme Procureur.
Cosa Nostra est encore influente, on pense alors que Riina tire toujours les ficelles vu qu'il court toujours. Falcone part pour Rome ou il est nommé à la direction des affaires pénales.

Par une belle journée ensoleillée, le samedi 23 mai 1992 à 16h40, l'avion des Services secrets italien quitte en toute discrétion l'aéroport de Rome de Ciampino avec à son bord Giovanni Falcone et sa femme Francesca Morvillo (36 ans), elle-même magistrat. A 17h48, le jet atterrit sur l'aéroport de Punta Raisi à Palerme et se place en bout de piste, où trois Fiat Croma blindées attendent le célèbre Juge. Le chef de l'escorte est Arnaldo La Barbera. Le policier qui avait déjoué en 1989 une tentative d'attentat contre Falcone lors d'un séjour dans sa villa de l'Addaura. Son équipe est aguerrie à ces missions de protection rapprochée. Dès que le Juge arrive au bas de l'escalier de l'avion, l'agent Antonio Montinaro enfile sa main droite sous son blouson pour tenir son pistolet. Le risque est réel et rien n'est laissé au hasard.

Capaci (Sicile)A 17h50, le cortège blindé qui transporte le directeur général des affaires pénales du Ministère part de l'aéroport sans enclencher les sirènes et s'engage sur l'autoroute en direction de Palerme.
Tout semble tranquille mais seulement en apparence. Quelqu'un sait que Falcone vient d'arriver en Sicile. Quelqu'un le suit et sait que dans huit minutes, sa Fiat Croma blanche passera à un endroit de l'autoroute bien précis. Une charge d'une tonne de tolite - d'une puissance sans précédent - a été placée sous l'autoroute reliant l'aéroport de Punta Raisi à Palerme. L'explosif a été dissimulé à l'intérieur d'un tube de canalisation, sous un passage piétonnier, au lieu-dit Capaci, par des mafiosi déguisés en employés de la voirie. Personne ne leur a prêté attention.
La Fiat Croma marron est devant avec au volant, le policier Vito Schifani. A ses côtés il y a Antonio Montinaro et sur les places arrières Rocco De Cillo. Au milieu du convoi, la Fiat Croma blanche est pilotée par Giovanni Falcone. Sa femme Francesca est assise à ses côtés. Derrière se trouve Giuseppe Costanza, fidèle garde du corps de Falcone depuis 1984. Dans la Fiat Croma bleue qui ferme le convoi se trouve trois policiers, Paolo Capuzzo, Gaspare Cervello et Angelo Corbo. Les voitures roulent à courte distance et à 160 km/h sur l'autoroute en pleine campagne sicilienne.
A 17h59, une énorme explosion se répercute longuement. L'autoroute est éventrée sur plus de 100 mètres. La Fiat qui ouvre le convoi et la Fiat conduite par le Juge sont projetées comme par une main titanesque puis s'écrasent, disloquées, dans un cratère profond de huit mètres. Vito Schifani, Antonio Montinaro et Rocco De Cillo meurent aussitôt. Francesca ne survit pas et Giovanni Falcone, encore vivant mais dans un état désepéré, s'éteint deux heures plus tard dans l'ambulance qui fonce vers l'hôpital palermitain. Giuseppe Costanza, assis à l'arrière, est grièvement blessé mais sera sauvé in-extremis. La troisième voiture est également sérieusement endommagée mais les trois policiers sont vivants. Sérieusement blessés mais vivants. L'attentat blesse encore une vingtaine de personnes qui roulaient sur l'autoroute à proximité de l'explosion.

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MarcXIII 04/10/06
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